"Le seul moyen de changer sa vie, ce n'est pas d'appeler l'évènement extraordinaire qui modifierait l'existence, c'est que notre existence ordinaire par la conscience intériorisée, cesse d'être vécue ordinairement" ( Louis Pauwels )
sometimes the burning is so intense the travel wears me down and makes me emotional so does drinking cheap liquor from strangers bottles and dancing barefoot in the streets with glass in my feet til 1, 2, 3am so does traveling a woman alone not sure where i am sleeping every night i hunt myself i hunt my heart i hunt my longing i turn away the water so i can stay thirsty and use the thirst to hunt the root of my thirst last night i followed a group of italian hippes and slept on the beach with blankets lent to me by a man and woman who came to me and asked for kali's blessing this world is so many layers of beautiful delusion the veils wear thin i am the illusion
i am thirsty, road worn and broken down i laid down on the sidewalk yesterday until a policeman came to see if i was ok or just another drunken gypsy over the edge no more pride i was laying on the sidewalk in pain and bliss staring at the pink and blue abalone sunset sky tears streaming down the sides of my face i felt like i was floating am i in this world or the next?
L'église
Saintes Maries de la Mer
i pilgrimage to the black madonna i am writing postcards from france back home to an address i found on the internet when i searched for my own mother the statue of the mother i pilgrimage to is my own mother that lives inside me my longing to see her face i have not seen her for 12 years they say blood is thicker than water somewhere between all the confusion, abuse and pain, the pain was thicker than the blood and our caravan of gypsies dispersed i pilgrimage to my hope that love is stronger than pain i have not gone inside the church here i have not seen the black mother's face except in the tourist pamphlets all the idols were created for us to project our longing onto anyways the power is in our longing not the statues they say this mother is covered in many fabrics so only here eyes are showing oh mother you remain always a mystery to me
36.Là-dessus, Jésus alla avec eux dans un lieu appelé Gethsémani, et il dit aux disciples : Asseyez-vous ici, pendant que je m'éloignerai pour prier.
A Gethsemani Jésus affronte la nuit de l'esprit. Il pourrait demander à ses disciples de participer à sa prière mais il leur demande de s'asseoir ici et maintenant, comme Bodhidharma face au mur durant 9 années.
Et il vint vers les disciples, qu'il trouva endormis, et il dit à Pierre : Vous n'avez donc pu veiller une heure avec moi !41Veillez et priez, afin que vous ne tombiez pas dans la tentation; l'esprit est bien disposé, mais la chair est faible.42Il s'éloigna une seconde fois, et pria ainsi : Mon Père, s'il n'est pas possible que cette coupe s'éloigne sans que je la boive, que ta volonté soit faite !43Il revint, et les trouva encore endormis; car leurs yeux étaient appesantis.44Il les quitta, et, s'éloignant, il pria pour la troisième fois, répétant les mêmes paroles.
Leurs paupières sont lourdes et ils manquent de vigilance, le sommeil symbolise ici la distraction, leur incapacité à pratiquer zazen, juste s'asseoir là, ce qui ajoute à la solitude de Jésus.
Au sommet de la montagne la voie est solitude, et comme dans la parabole des vierges folles et des vierges sages l'Évangile ne parle que de vigilance, de sortir de la léthargie du somnambulisme qui caractérise les humains.
J'ai dîné l'autre jour avec un gentleman indien plus âgé que moi. on parlait de yoga, de méditation, de spiritualité. il disait avoir l'espoir d'être réalisé de telle façon qu'il n'aurait pas à revenir sur cette terre.
j'aimerais revenir.
pour un seul baiser.
même si au final ce baiser devait me briser le cœur.
je referais tout cela juste pour la magie d'un baiser.
je ne pense pas que cela soit de l'attachement.
je crois que c'est par amour de la vie.
après tout, c'est tout ce que je suis sûre d'avoir
au moment présent.
et mon cœur brisé s'ouvre toujours avec tellement de douceur, à vif,
et je goûte mes larmes avec la langue
et me sens tellement vivante
ce sont les fissures de mon cœur qui livrent un passage à l'amour
pour goûter ce qui est doux ou doux-amer
par amour de la rédemption
nous humains marchons là où les anges ont peur de s'aventurer
Je n'ai pas de nom quand je disparais pour de fugaces moments dans les bras d'un amant, Je disparais dans une jouissance aveuglante pour éclipser la douleur. Plus il y a de plaisir, plus il y a de souffrance. Je meurs pour renaître. ( Psalm, 28 septembre 2012 )
Je voudrais écrire quelques mots sur une personne assez peu connue en France, pour ne pas dire inconnue. Une enseignante de yoga, coach, figure même de shows télévisés aux Etats Unis, en vérité avant tout poète, mystique. Méconnue sous cet aspect. Psalm Isadora.
Née le 16 septembre 1974 sous le signe de la Vierge dans une communauté hippie, un groupe de born-again, à Mendocino en Californie. En bon français il s'agit d'une communauté de renouveau charismatique. Victime d'abus au sein de sa famille son adolescence est une longue descente aux enfers, déscolarisation, drogue, fugues.Mère à 17 ans, elle vit de l'élaboration de produits naturels pour le corps. Mais c'est sa rencontre avec le yoga, à la fin de la vingtaine, qui apporte le changement.
Diagnostiquée bipolaire à 18 ans, souffrant d'anxiété chronique et des traumatismes liés aux abus de l'enfance, le yoga donne enfin un sens à sa vie tout en lui permettant de faire face au challenge de sa pathologie. Commence alors un long chemin de guérison, qui est aussi un authentique chemin spirituel. La rencontre décisive de son guru en Inde, où elle se rend tous les ans, a lieu au Devipuram, l'ashram où vit Sri Amritananda. Elle le reconnaît comme son maître. Il sera son père, il sera sa mère. Dans cet ashram dédié à la Déesse, le Grand Féminin, et aux enseignements tantriques, elle apprend à surmonter la honte liée à la sexualité tout autant que le perfectionnement de son yoga.
Touchée par la misère qu'elle côtoie quotidiennement en Inde elle met en place des missions d'aide, enseigne gratuitement le yoga aux prostituées ( en vérité de véritables esclaves ).
Son maître lui demande d'enseigner. Comme elle le dit elle-même, elle n'est pas venue en Inde en quête d'une culture exotique mais en quête d'elle-même. C'est en Californie, à Los Angeles, qu'elle enseignera, en décapant les pratiques qu'elle transmet de leur gangue exotique pour les incorporer à la culture californienne, révélant par là leur universalité. C'est là un aspect fondamental de sa démarche.
Figure du women empowerment et de la résilience suite aux abus sexuels qu'elle a subi, elle influence directement des milliers d'élèves, bientôt des millions via les réseaux sociaux.
Pourtant les traumatismes sont profonds. Étrangement et à la stupeur de ses élèves elle choisit de quitter ce monde le 26 février 2017 dans sa maison de Los Angeles.
Mais à mon sens c'est son journal, méconnu, qui reste le plus émouvant, et de loin.
S'y révèlent la profondeur de son questionnement, son amour de la vie tout autant que ses peines, le portrait d'une femme aux prises de conscience extraordinaires, convaincue d'apporter au monde une forme de révolution accompagnée du pressentiment de mourir jeune. On y suit ses pérégrinations en Inde, son amour de la poésie soufi qui la conduit à se présenter sans préavis à un maître turc lors d'une escale à Istanbul au retour d'un de ses voyages en Inde, son amour pour son fils Gabriel en même temps que ses difficultés à lui offrir une vie stable. Son amour meurtri pour ses parents, aussi, auxquels elle ne parlera plus probablement jusqu'à la fin. En 2010 elle fait même un voyage en Europe, au sud de l' Espagne d'abord sur les traces de ses origines Tziganes ( par sa mère ). Elle se rend ensuite aux Saintes Marie de la Mer pour le pèlerinage gitan en l'honneur de Sainte Sara, ou Sara la Kali, Sara la Noire, forme christianisée de Kali. Son journal en témoigne c'est à sa mère qu'elle pense.
Gitane dans l'âme elle l'était, et elle ne tarde pas à découvrir l'origine indienne des tziganes, et la parenté incontestable qui relie la Vierge Noire à Kali, la Déesse dont elle avait reçu la grâce en Inde.
Psalm veut dire Psaume, et c'est son vrai prénom.
Je mettrai probablement en ligne quelques extraits de son journal, après les avoir traduits.
Il y a une légende urbaine, propagée par le Da Vinci Code, qui voudrait que le mot sincérité vienne du latin sine cera, "sans cire" littéralement. C'est une étymologie contestée.
Pourtant le célèbre Littré y fait référence :
"Lat. sincerus, de sine, sans, et cera, cire, d'après les étymologistes latins", avant d'exprimer son scepticisme cependant.
Pour nos besoins c'est pourtant cette étymologie que nous retiendrons. Elle fait référence aux sculpteurs et marbriers de l'antiquité romaine qui masquaient les fissures ou les imperfections d'une pièce de marbre en la recouvrant d'une couche de cire avant de la vendre. Quoi de plus tentant que de faire le rapprochement avec les filtres numériques. Naguère réservés aux professionnels de la photo et aux couvertures papier glacé des magazines féminin, à la portée de tous et comme inéluctables sous forme de filtres instagram en mode selfie. Autant de filtres qui s'intercalent entre le monde et ses représentations, entre les autres et soi, entre soi et soi.
Alors que personne n'est dupe, cela me rappelle l'autoportrait d'Emmanuel Macron fraichement élu, publié sur son compte instagram. On y voit le visage du Président au premier plan, déformé par la proximité de l'objectif, et des dizaines de personnes issues du staff de campagne au second plan. Commentaire d'un jeune internaute : "t'es pas beau comme ça, mets un filtre !".
Une discussion avec une connaissance qui pratique le zazen, discussion au cours de laquelle la personne m'annonçait avoir enfin compris le secret de la technique respiratoire associée, m'amène à préciser certains aspects.
La personne en question, donc, est convaincue que l'effort qui doit porter sur l'expiration, doit amener son ventre à se gonfler. Au contraire, selon elle, c'est à l'inspiration que le ventre se contracte. Cette respiration, qui lui demande un effort qui la fatigue, de son propre aveu, lui semble être le secret à côté duquel elle est croit être passée des années durant.
Il faut dire qu'il est bien difficile de savoir ce que pratiquent un adepte de la méditation, à moins qu'il ne pose des questions précises à l'instructeur, ou qu'il ne témoigne spontanément de sa pratique.
Ici la personne reconnaît elle-même que c'est un effort qui la fatigue. Et pour cause ... Cette manière de respirer est totalement non physiologique. En un mot elle serait pathologique si elle était involontaire.
Il y a en pratique, dans le genre des humains que nous sommes, deux modes respiratoires :
-La respiration diaphragmatique : faite avec le haut du thorax. C'est une respiration de survie. Très répandue. En fait le psychanalyste Wilhelm Reich a découvert qu'elle est liée à ce qu'il appelait la cuirasse musculaire (ou armure caractérielle ce sont deux appellations pour une même réalité ).
-La respiration abdominale : c'est la respiration physiologique, naturelle, lorsqu'elle n'est pas entravée, contrariée, par la cuirasse musculaire justement. Comment se présente-t-elle ? Facile, il suffit d'observer un nouveau-né ou un jeune enfant. Son abdomen est relâché, sans tension. Le ventre se gonfle à l'inspiration, l'expiration est profonde et le ventre se contracte. A la fin de l'expiration le ventre se relâche. C'est la conséquence du mouvement du diaphragme, qui joue pleinement son rôle de piston.
Rien de tel qu'une animation pour mieux le visualiser :
En posture de méditation, en général, le débutant peut sentir des résistances à l'établissement de cette respiration abdominale. Alors que le diaphragme fait la séparation entre le thorax et l'abdomen, il se peut que l'expiration soit coupée par une sorte de hoquet ou de spasme, avant qu'elle se poursuive. Ce blocage se produit au niveau du plexus solaire. C'est un nœud de tensions physiques et émotionnelles important.
Dans la cuirasse de Reich, ce fameux plexus solaire est un des 7 anneaux de restriction. Ces anneaux sont les noeuds possibles, les blocages qui empêchent la libre circulation de l'onde énergétique qui parcourt le corps humain et que Reich met en évidence par le processus respiratoire. Cette onde, il l'appelle le réflexe orgastique.
Écoutons-le :
"Le moyen le plus important d’établir le réflexe orgastique est une technique respiratoire, qui se développa à peu près spontanément au cours de mon travail. Il n’est pas un seul névrosé qui soit capable d’expirer en un souffle unique, profondément et également."
(La fonction de l'orgasme, Dr W REICH, 1942 )
La névrose, pour Reich, est névrose de caractère, et il la lit non au niveau du langage comme tout psychanalyste freudien, mais au niveau du corps, de la cuirasse musculaire, justifiant ici l'emploi de la désignation "armure caractérielle".
Il est à noter aussi, ce qui est rarement entrevu semble-t-il, qu'il y a une correspondance réciproque entre le système énergétique de Reich et la physiologie subtile des yogas, entre les 7 anneaux et les 7 chakras ( qui, comme l'affirment les systèmes de yoga, doivent être ouverts pour permettre la libre circulation de l'énergie dans les canaux ).
Pour que cette respiration puisse s'établir en posture, il faut qu'un certain nombre de nœuds se dénouent. Le corps apparaît ainsi comme articulé. Les mâchoires sont souples, et non pas serrées.
L'usage de la respiration abdominale dans le Zen, et le travail sur le hara, sont loin d'être une règle systématique. La plupart des écoles ne le développe pas semble-t-il. Dans le Zen Coréen tel que j'ai pu le pratiquer par exemple il n'en était pas fait mention.
A noter ( avec ironie ) cette réflexion de Reich :
"Donc, l’inhibition névrotique de la respiration est une partie centrale du mécanisme névrotique en général, et cela de deux manières. Elle bloque l’activité végétative normale de l’organisme, et crée ainsi la source d’énergie pour toutes sortes de symptômes et de fantaisies névrotiques. Parler est un des moyens utilisés le plus fréquemment en vue de supprimer les excitations végétatives. Ceci rend compte du bavardage « compulsif » de la « logorrhée névrotique ». En pareil cas, je fais cesser le bavardage du patient jusqu’à ce qu’il manifeste des signes d’inquiétude."
En zazen pas de problème, c'est la voie du silence ...
Rien de spécial dit-on souvent. Epiphanie 1 Rois 19:11-14 ( trad . Louis Segond ) 11 YHVH dit: Sors, et tiens-toi dans la montagne devant YHVH! Et voici, YHVH passa. Et devant YHVH, il y eut un vent fort et violent qui déchirait les montagnes et brisait les rochers: YHVH n'était pas dans le vent. Et après le vent, ce fut un tremblement de terre: YHVH n'était pas dans le tremblement de terre. 12 Et après le tremblement de terre, un feu: YHVH n'était pas dans le feu. Et après le feu, un murmure doux et léger. 13 Quand Élie l'entendit, il s'enveloppa le visage de son manteau, il sortit et se tint à l'entrée de la caverne.
Dans le Chan on pointe vers ce qui précède les pensées, qui n'est pas un objet, no-thing en anglais, vacuité. C'est ce que le maître Zen Coréen Seung Sahn Soen Sa appelait primary point.
Mais ce n'est rien, no-thing, ce n 'est pas non plus un néant stérile, et construire un nihilisme là dessus serait la pire des choses à faire. Nombreux, pourtant, sont ceux qui tombent dans le piège, les milieux "bouddhistes" en regorgent ...
Ce primary point doit être reconnu par l'expérience.
Dans le récit biblique du premier livre de la Génèse, le premier mot est Béréchit, "Au commencement", c'est là que le monde est créé. mais avant le monde il y Aïn, le néant. Et Aïn Sof, l'infini. Et apparaissent les mots. Pour former Béréchit, il faut la lettre B, le Beth . Lui même est composé de deux Aleph, la première lettre le A. Mais pour former le A, la lettre vraiment racine, c'est le Yod, le fameux iota du grec, qu'il nous faut comme dans la parole de Jésus dans l'Evangile :
"Pas un seul iota, pas un seul trait de lettre de la loi ne passera" ( Matthieu 5; 18 )
Le Yod jaillit de l'Aïn Sof, la vacuité féconde, potentialité infinie, et les lettres déroulent un commencement, la genèse d'un monde, des univers.
C'est ainsi que la Kabbale, pratique mystique de la Bible, lit le mythe fondateur.
C'est ce primary point que désigne le Chan. Par l'expérience, et non la spéculation.