Née le 16 septembre 1974 sous le signe de la Vierge dans une communauté hippie, un groupe de born-again, à Mendocino en Californie. En bon français il s'agit d'une communauté de renouveau charismatique. Victime d'abus au sein de sa famille son adolescence est une longue descente aux enfers, déscolarisation, drogue, fugues.Mère à 17 ans, elle vit de l'élaboration de produits naturels pour le corps. Mais c'est sa rencontre avec le yoga, à la fin de la vingtaine, qui apporte le changement.
Diagnostiquée bipolaire à 18 ans, souffrant d'anxiété chronique et des traumatismes liés aux abus de l'enfance, le yoga donne enfin un sens à sa vie tout en lui permettant de faire face au challenge de sa pathologie. Commence alors un long chemin de guérison, qui est aussi un authentique chemin spirituel. La rencontre décisive de son guru en Inde, où elle se rend tous les ans, a lieu au Devipuram, l'ashram où vit Sri Amritananda. Elle le reconnaît comme son maître. Il sera son père, il sera sa mère. Dans cet ashram dédié à la Déesse, le Grand Féminin, et aux enseignements tantriques, elle apprend à surmonter la honte liée à la sexualité tout autant que le perfectionnement de son yoga.
Touchée par la misère qu'elle côtoie quotidiennement en Inde elle met en place des missions d'aide, enseigne gratuitement le yoga aux prostituées ( en vérité de véritables esclaves ).
Son maître lui demande d'enseigner. Comme elle le dit elle-même, elle n'est pas venue en Inde en quête d'une culture exotique mais en quête d'elle-même. C'est en Californie, à Los Angeles, qu'elle enseignera, en décapant les pratiques qu'elle transmet de leur gangue exotique pour les incorporer à la culture californienne, révélant par là leur universalité. C'est là un aspect fondamental de sa démarche.
Figure du women empowerment et de la résilience suite aux abus sexuels qu'elle a subi, elle influence directement des milliers d'élèves, bientôt des millions via les réseaux sociaux.
Pourtant les traumatismes sont profonds. Étrangement et à la stupeur de ses élèves elle choisit de quitter ce monde le 26 février 2017 dans sa maison de Los Angeles.
Mais à mon sens c'est son journal, méconnu, qui reste le plus émouvant, et de loin.
S'y révèlent la profondeur de son questionnement, son amour de la vie tout autant que ses peines, le portrait d'une femme aux prises de conscience extraordinaires, convaincue d'apporter au monde une forme de révolution accompagnée du pressentiment de mourir jeune. On y suit ses pérégrinations en Inde, son amour de la poésie soufi qui la conduit à se présenter sans préavis à un maître turc lors d'une escale à Istanbul au retour d'un de ses voyages en Inde, son amour pour son fils Gabriel en même temps que ses difficultés à lui offrir une vie stable. Son amour meurtri pour ses parents, aussi, auxquels elle ne parlera plus probablement jusqu'à la fin. En 2010 elle fait même un voyage en Europe, au sud de l' Espagne d'abord sur les traces de ses origines Tziganes ( par sa mère ). Elle se rend ensuite aux Saintes Marie de la Mer pour le pèlerinage gitan en l'honneur de Sainte Sara, ou Sara la Kali, Sara la Noire, forme christianisée de Kali. Son journal en témoigne c'est à sa mère qu'elle pense.
Gitane dans l'âme elle l'était, et elle ne tarde pas à découvrir l'origine indienne des tziganes, et la parenté incontestable qui relie la Vierge Noire à Kali, la Déesse dont elle avait reçu la grâce en Inde.
Psalm veut dire Psaume, et c'est son vrai prénom.
Je mettrai probablement en ligne quelques extraits de son journal, après les avoir traduits.

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