Du 24 au 28 avril 2016, se tiendra à Oslo une réunion chargée de décider si la Terre est entrée dans une nouvelle ère géologique, ou non. Officiellement, la Terre est toujours dans l’holocène, commencée il y a environ 11 000 ans, période interglaciaire marquée par un réchauffement climatique et des extinctions d'espèces.
Mais l'Holocène voit aussi naître la révolution néolithique, l'expansion d'homo sapiens, la transformation du milieu par l'agriculture puis par la révolution industrielle. Alors quelles sont les parts respectives des catastrophes naturelles ou de l'homme dans la transformation du climat, la modification relative de la teneur en CO2 de l'atmosphère, et la sixième extinction ?

C'est cette question controversée que va réexaminer l’Union internationale des sciences géologiques (IUGS), et qui reste l'objet de bien des controverses scientifiques.
Pour y répondre, les géologues doivent trouver des éléments probants. De la même manière que l'on peut identifier dans les states géologiques les traces de la météorite qui a déclenché la disparition des dinosaures il y a 65 millions d'année, à partir de quand, si elle existe, pourrait-on trouver la signature de l'apparition d'un nouveau phénomène, continu dans le temps, le phénomène humain ? Avant l'apparition des pesticides dans les sols, des plastiques dans les océans, ou des microparticules dans l'atmosphère, qui sont eux clairement identifiés, bien sûr.
La réponse à cette question posera l'histoire des sociétés humaines dans une perspective nouvelle, celle d'une coévolution géologique, biosphérique et humaine, et ce dans toutes ses dimensions. Le milieu et les bouleversements climatiques ont influencé l'évolution de l'homme et des civilisations, mais la boucle de rétroaction inverse sera datée et prise en compte dans notre compréhension de l'évolution de la Terre.
Globalisation, mondialisation, planétarisation sont des termes décrivant déjà l'émergence de l'histoire humaine comme phénomène planétaire.
La réponse à cette question posera l'histoire des sociétés humaines dans une perspective nouvelle, celle d'une coévolution géologique, biosphérique et humaine, et ce dans toutes ses dimensions. Le milieu et les bouleversements climatiques ont influencé l'évolution de l'homme et des civilisations, mais la boucle de rétroaction inverse sera datée et prise en compte dans notre compréhension de l'évolution de la Terre.
Globalisation, mondialisation, planétarisation sont des termes décrivant déjà l'émergence de l'histoire humaine comme phénomène planétaire.
Les dimensions culturelles, sociales, économiques, philosophiques et bien sûr technologiques, sont toutes, et ce de manière interdépendantes, constitutives de cette coévolution que l'on apprendra à décrire sous le néologisme d'Anthropocène.
Il est important de pouvoir en écrire le grand récit de façon structurée et claire. Pour en ouvrir un nouveau chapitre.
